Laboratoire Cultures Anglo-Saxonnes (CAS)


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Discreetness 2018

le 16 février 2018
9h-18h

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La conférence plénière étant annulée, les travaux commenceront à 10h.

Cette journée d’études, organisée en écho à l’exposition « L’Art de la discrétion » (http://www.caisseepargne-art-contemporain.fr/l-art-de-la-discretion_879.php) à l’Espace Ecureuil d’Art Contemporain à Toulouse, est le premier volet d’une série de deux journées d’études sur le thème de la discrétion dans les arts et la littérature. La deuxième journée aura lieu au printemps 2019.

Comme le souligne Pierre Zaoui dans son ouvrage (La discrétion, ou l’art de disparaître, Editions Autrement 2013), la discrétion est de caractère « intrinsèquement discontinu » (138), et ne se laisse donc apercevoir que dans des gestes ténus, « des silences qui glissent sous les mots », des moments fugaces. L’entrevoir pour mieux qu’elle se dérobe, tel est l’enjeu de parler de discrétion et de la manière dont artistes et écrivains la pratiquent et/ou nous en disent quelque chose à une époque et dans une culture où la monstration voire l’exhibition de soi sont premiers. Or, être discret c’est aller à contre-courant de l’impératif de visibilité, c’est être au monde dans un rapport horizontal aux êtres et aux objets, à revers de l’individualisme, tel un contrepoison à la vanité et à l’égocentrisme. C’est à cette relation au monde, cette « déférence envers le monde » qu’appelle Lévi-Strauss de ses vœux à la fin de ses Mythologies, suivant l’exemple qu’il observa au sein des populations natives amérindiennes, et que relaient aussi les écrivains américains, depuis le Transcendantalisme de Thoreau et Emerson jusqu’à l’écocritique actuelle, en écho aux modes de vie des « first nation people ». L’idée d’une forme de retenue, de retrait ou de détachement n’est naturellement pas exempte de paradoxes et nous invitons à explorer les tensions au sein de ces pratiques et de cette esthétique de la discrétion. Comme l’énonce Pierre Zaoui, « l'âme discrète offre une juste présence au monde », ni dans l’exhibition ou le culte des apparences, ni dans la peur d’être vu ou la dissimulation : comment les artistes et auteurs du monde anglophone le laissent-ils paraître ?


Contact :
Marie Bouchet (CAS 2) et Quentin Jouret (isdaT – Fondation Ecureuil pour l’Art Contemporain)
Lieu(x) :
Institut Supérieur des Arts de Toulouse (isdaT), 5 quai de la Daurade, Toulouse, salle 110/salle des cours adultes
 
Partenaires :
isdaT
Fondation Ecureuil pour l’Art Contemporain

POUR EN SAVOIR PLUS :

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